DEFI SOLIDAIRE POUR UN SOURIRE D\'ENFANT - Henry Bizot - Tocllaraju par sa face ouest

DEFI SOLIDAIRE POUR UN SOURIRE D\'ENFANT - Henry Bizot - Tocllaraju par sa face ouest

Mardi 1er Juillet, à 16h00, sommet du Tocllaraju (6034 m) atteint par sa face ouest directe.

 

De retour à Huaraz cette après-midi du mercredi 2 Juillet, après avoir quitté ce matin le camp d'altitude à 5200 m.

 

Météo. Grand beau. Le temps s'est stabilisé au beau, et est redevenu normal pour un mois de juin dans la Cordillère Blanche.

 

Hier, mardi 1er Juillet à 16h00, nous avons atteint le sommet du Tocllaraju ("montagne piège" en langue Quechua) par sa difficile, et peu fréquentée, face ouest directe.

 

 

Nous sommes partis à 3h00 du matin du camp d'altitude et étions de retour au camp à 20h00, après 17 heures d'ascension.

 

Après tous ces imprévus de première partie de séjour (conditions météo déplorables et inhabituelles pour un mois de juin, conditions dans la montagne, départ pour raisons personnelles de l'argentin avec qui j´avais organisé l'expédition, autres…), il a fallu gérer tout cela, et enfin on est rentré dans du sérieux ! L'imprévu, charme de l'aventure...

Quant au péruvien avec qui j'ai réalisé cette ascension du Tocllaraju par sa face ouest, il correspond exactement à la personne que je recherchais.

 

Une ascension sur un itinéraire grandiose, un beau défi ! Une face impressionnante à regarder, en glace inclinée de 60 à 75 degrés. La face est au centre de la montagne. Elle débouche un peu à droite du sommet sur l'arête sommitale. Nous avons ensuite emprunté cette arête, non sans danger, pour rejoindre le sommet, qui est un important sérac (bloc de glace).

Voir la photo (ancienne)  sur ce Blog //defipse.blog4ever.com/blog/articles-154994-152711.html

A comparer avec l'arête sommitale sur la photo ci-dessous prise lors de l'expe, la montagne bouge en permanence, c'est plus technique maintenant :

 

 

 

Avant l'ascension, des incertitudes pesaient sur l'itinéraire, compte-tenu du fait que les conditions sur la montagne changent constamment. Sur l'arête finale tout d'abord : cette face débouche sur une arête sommitale composée de séracs  de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, entrecoupés de crevasses. Cette arête sera t'elle franchissable, pourra-t'on atteindre le sommet ? Ensuite concernant la redescente : la voie dite "normale" sur l'arête nord-ouest est-elle faisable (c'est celle que nous avions remontée en debut de séjour et qui aboutissait à une crevasse sommitale infranchissable à la montée)? à défaut il nous faudra redescendre la face en rappels.

 

Dimanche 29 Juin. Nous avons rejoint, en 4 heures environ, le camp de base situé dans la vallée de l'Ishinca, le même camp qu'en début de séjour. Notre équipement est transporté par des ânes et des chevaux de petite taille.

 

 

 

Lundi 30 Juin. Nous avons rejoint un camp d'altitude à 5200 mètres, à 150 mètres environ de dénivelée du pied de la face. Nous pensions positionner ce camp au pied, mais finalement y avons renoncé en raison des séracs (blocs de glace) menaçants qui dominent la face.

 

 

 

Mardi !er Juillet. Lever 2 heures après nuit sans sommeil, départ 3h00. Cet itinéraire de la face ouest directe reste très peu parcouru, mais ce jour nous sommes deux cordées, l'autre est composée d'un péruvien et d'un colombien. Nous rejoignons le pied de la face en remontant le glacier dans une neige profonde (il a vraiment beaucoup neigé durant la tempête de la semaine dernière). Nous arrivons au pied de l'importante rimaye (crevasse qui sépare une paroi rocheuse ou une pente de glace du glacier situé à sa base, souvent difficile à passer) qui barre l'accès à toute la face.

 

 

Il nous faut trouver un passage. Vers 5h00, nous trouvons un passage clé, nous le remontons sur une vingtaine de mètres et nous engageons dans la face.

Il nous faudra 8h00 pour remonter cette face bien verticale, avec des passages en neige, parfois sans consistance, et des passages en glace dure, sur des inclinaisons entre 60 degrés et 75 degrés.

 

 

 

 

 

 

Vers 14h00, nous sortons sur l'arête sommitale. Nous prenons une collation puis repartons en direction du sommet.

 

 

 

 

Nous contournons des séracs de plusieurs dizaines de mètres, franchissons un certain nombre de crevasses, qui souvent séparent ces blocs de glace Cette arête sommitale du Tocllaraju ("montagne piège" en langue Quechua), quel chaos de blocs de glace et de crevasses, imaginons les pressions qui s'y exercent!! 

 

A 16h00, nous arrivons au sommet, composé d'un important sérac.

 

 

 

C'est un moment de grande joie, et mes pensées vont à ce moment à toute l'action réalisée par PSE !

Nous prenons plusieurs photos. Mais, il est tard, nous devons redescendre rapidement, d'autant plus que nous décidons de redescendre par la voie normale et ne savons pas du tout ce que nous allons trouver sur cet itinéraire a priori très crevassé. Un premier rappel nous permet de passer d'un sérac à un autre. Puis, par un autre rappel, nous redescendons le sérac suivant et franchissons la crevasse située à sa base.

 

 

 

 

Puis nous redescendons l'itinéraire de la voie normale, en franchissant un certain nombre de crevasses dans la nuit pour arriver au camp d'altitude, "quelquepeu" fatigués, à 20h00.

 

 

Parenthèse : pour descendre de la montagne, nous avons emprunté l'itinéraire dit "normal" de montée au Tocclaraju, mais en ce moment il est plutôt dangereux.

NB. Beaucoup de photos d'ambiance de cette ascension.

Mercredi 2 Juillet. A 8h00, après nuit sans sommeil me concernant, nous quittons le camp avancé, redesendons au camp de base, puis au parking que nous atteignons à 13h00. Nous prenons un bus qui nous conduit à Huaraz.

Demain, déplacement en bus vers Lima, puis l'avion vendredi dans la soirée, pour une arrivée à Paris samedi soir.

 

Nous rejoindre dans cette action au profit de PSE, en envoyant, par courrier électronique ou postal, le formulaire situé dans l'article ''Promesse de don'' de ce Blog. L'intégralité des dons servira à la construction du nouveau bâtiment scolaire.

 


03/07/2008